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happy as an asteroid
21 octobre 20 novembre 2010
vERNISSAGE
jeudi 21 octobre 2010 18H - 21H
ben merris /
C’est au chimiste Alexander (Sasha) Shulgin qu’on doit la découverte de la plupart des drogues psychédéliques connues à ce jour. L’un des plus grands défis auxquels il du faire face était celui de nommer un nombre infini de combinaisons chimiques qui suscitent divers degrés d’effets psychédéliques. On dirait que les œuvres de Ben Merris pourraient servir de représentations de ces énigmes chimiques. L’œuvre de Merris déploie un éventail vertigineux de perceptions optiques exagérées. À l’image des découvertes de Shulgin, l’œuvre de Merris provoque un déroutant effort de ne pas se perdre. Ses multiples couches à la Photoshop trompent le regard ; le doute s’installe : s’agit-il du résultat d’un procédé numérique artisanal ? La surface des œuvres « respirent un tordu et cyborg-mystique élan vital ; un certain humanisme ou intelligibilité au delà des capacités des machine. Il semble que Merris calme l’œil après l’avoir brutalisé, réveillé de sa torpeur par l’amalgame de formes géométriques, nuances, motifs tronqués et couches dissonantes. Donc, alors que Shulgin s’occupait à raffiner d’infimes variations, Ben Merris produit des « peintures qui se vampirisent en cherchant en elles-mêmes densité, pluri-dimensionnalité en sens alors que s’accumule sur leurs surfaces des couches de motifs et marques intuitives »
Merris dit vouloir maximiser la conductivité des ses peintures. Merris veux aborder à l’envers le mode d’opération du Haut Modernisme et son souci des formes “pures”. Reconnaissant le faux prétexte de la pureté des formes, Merris entame ses peintures avec quelques éléments essentiels pour ensuite appliquer des couleurs hyper-saturées, motifs et un glissant dynamisme des formes créant ainsi une relation poreuse entre la peinture, le hip hop, l’impressionnisme, l’expressionisme abstrait, le futurisme, la poésie, le minimalisme et le rock punk. Tous ses éléments se détachent de leurs chronologie et contexte, dialoguent, dansent et cherchent l’harmonie.
Ben Merris Psymultaneously,2010, arylique sur toile, 18" x 14" ( 45.7cm x 36cm)
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